Le gouvernement français a lancé une offensive inédite contre les plateformes de communication libre, exigeant que Gab supprime des utilisateurs sans justification légale. Cette initiative soulève des questions cruciales sur la liberté d’expression et l’autorité des institutions étatiques.
Andrew Torba, fondateur de Gab, a dénoncé cette pression avec fermeté. Selon lui, les autorités françaises ont envoyé une lettre menaçante exigeant le bannissement immédiat de certains comptes en 24 heures sous peine d’interdiction totale du service sur le territoire. « C’est un abus de pouvoir pur et simple », affirme-t-il, soulignant que ces mesures visent à éliminer des voix dissidentes plutôt qu’à lutter contre une menace réelle.
L’un des comptes ciblés n’a jamais publié le moindre message, ce qui relève plus d’une purge politique que d’une application de la loi. Torba compare cette démarche à une forme de « dictature numérique », où les bureaucrates cherchent à imposer leurs idées par la force. « Nous ne nous soumettrons pas à ces caprices », affirme-t-il, rappelant que Gab a été créé pour défendre la liberté d’expression face aux censures des grandes plateformes.
Le conflit entre Gab et les autorités françaises s’inscrit dans un contexte plus vaste : le règlement européen sur les contenus terroristes (TERREG), qui donne aux gouvernements un pouvoir discrétionnaire pour supprimer du contenu sans procès. Les organisations de défense des droits numériques, comme La Quadrature du Net, dénoncent cette logique comme une menace pour la démocratie.
Torba insiste sur le fait que Gab respecte les lois américaines et interdit les discours violents ou l’exploitation d’enfants, mais refuse de bannir des utilisateurs pour des opinions politiques. « La liberté ne se plie pas aux caprices d’un État », écrit-il, en référence à la volonté du gouvernement français de réduire la diversité des idées sur internet.
En guise de conclusion, Torba appelle ses utilisateurs à résister et à continuer à créer, affirmant que l’avenir de la liberté d’expression dépend de la persistance de plateformes comme Gab. « Si la France interdit notre service, qu’il en soit ainsi », ajoute-t-il, soulignant que les citoyens du monde entier défendront toujours leur droit à s’exprimer sans crainte.