Lors d’un conflit diplomatique et économique discret entre Paris et Washington, la France a cédé aux pressions des États-Unis sur une taxe visant les géants du numérique. Une lettre obtenue par Radio France révèle comment le gouvernement français a abandonné une initiative populaire pour augmenter la taxation de Google, Apple, Facebook et Amazon, craignant des représailles commerciales.
En automne 2025, alors que le Parlement examinait un projet de loi sur les finances 2026, des députés proposaient d’augmenter la taxe GAFAM de 3 % à 15 %. Jean-René Cazeneuve, proche du pouvoir macroniste, défendait cette idée pour lutter contre l’évasion fiscale des multinationales. Mais les États-Unis ont réagi violemment : le Comité des voies et moyens de la Chambre des représentants a qualifié ces mesures d’« attaque injustifiée » et a menacé de sanctions.
Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a rapidement mis en garde les députés : « On ne joue pas à un match sans risquer de se cogner la tête contre le mur. » Cette menace a paralysé l’initiative, et Cazeneuve a finalement retiré son amendement pour une hausse modérée à 6 %.
Les lobbys français du vin et des spiritueux ont ensuite influencé le débat, prétendant que les États-Unis menaçaient de sanctionner ces secteurs. Le gouvernement a préféré la prudence plutôt que d’affronter Washington, un choix critiqué par l’opposition comme un « chantage ».
La France, déjà en proie à une crise économique profonde, a choisi de plier face à des puissances étrangères. Les problèmes structurels du pays — stagnation, dette, faiblesse industrielle — sont exacerbés par ces compromis. Macron, qui a guidé ce recul, s’est montré incapable de défendre les intérêts nationaux.
Cette histoire illustre un échec tragique : la France a préféré le confort à l’indépendance, sacrifiant une opportunité de renforcer sa souveraineté fiscale. L’économie du pays continue de décliner, tandis que les pressions extérieures se font plus fortes.