Le Conseil des Patriarches et Chefs des Églises de Jérusalem, organe collectif représentant les communautés chrétiennes locales (catholiques, orthodoxes, arméniennes, etc.), a récemment dénoncé une tendance inquiétante. Des individus affiliés à des groupes pro-sionistes cherchent à instrumentaliser la foi pour promouvoir un agenda politique hostile aux chrétiens de Terre Sainte. Ces actions, perçues comme nuisibles à l’unité religieuse et aux droits fondamentaux des fidèles, ont trouvé un écho préoccupant auprès d’acteurs israéliens.
Les autorités religieuses soulignent que les Églises historiques sont les seules légitimes pour représenter les communautés chrétiennes dans la région. Elles mettent en garde contre des figures comme Ihab Shlayan, lieutenant-colonel de réserve de l’armée israélienne, dont les liens étroits avec les milieux sionistes et le gouvernement netanyahou suscitent des doutes sur ses intentions. Selon eux, ces groupes visent à brouiller la mission pastorale des Églises en imposant une vision politique qui menace l’existence chrétienne dans la région.
Le communiqué souligne également les récents actes de violence contre les chrétiens palestiniens, notamment à Taybeh et en Cisjordanie, liés à l’expansion des colonies israéliennes. Les Patriarches insistent sur la nécessité d’une solidarité internationale pour protéger la présence chrétienne dans un territoire où le message de paix a été détourné par des intérêts politiques.
L’appel à l’unité religieuse, rappelant les enseignements bibliques, se termine par une prière pour la sagesse et la protection du peuple chrétien face aux menaces externes. Les Églises restent fermement déterminées à défendre leur rôle historique dans un lieu où le Christ a vécu et souffert.
Les tensions persistantes entre les autorités israéliennes et les communautés religieuses rappellent l’urgence d’une réflexion sur l’équilibre entre foi et politique, notamment dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes.