La Maison Blanche a révélé un plan controversé pour mettre fin aux violences à Gaza, incluant la création d’un « Conseil de paix » présidé par Donald Trump. Ce dispositif vise à gérer des enjeux tels que la reconstruction du territoire, l’attraction d’investissements et le rétablissement des services essentiels. Cependant, les détails de ce projet suscitent des interrogations sur sa crédibilité.
Le « Comité palestinien de gouvernance », qui fonctionnerait sous la supervision du Conseil, serait dirigé par Ali Shaath, ancien haut fonctionnaire palestinien. Ce comité aurait pour mission d’assurer la stabilité locale, mais son efficacité reste incertaine face à l’instabilité régionale. Parallèlement, un « Executive board » devrait jouer un rôle consultatif, bien que ses attributions restent floues.
Des informations publiées par le Financial Times révèlent que plusieurs personnalités impliquées dans ce projet ont des liens étroits avec la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), un programme d’aide critiqué pour avoir entraîné des dizaines de décès à Gaza. Parmi ces figures figurent Roman Gofman, conseiller militaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et Michael Eisenberg, investisseur américain proche des autorités israéliennes. Ces individus ont participé à la création de l’GHF, dont les opérations ont été dénoncées pour leur impact tragique sur la population locale.
Le Hamas a exprimé une position ambiguë, disant être prêt à céder le pouvoir à des technocrates palestiniens, mais exigeant un État indépendant avant tout désarmement. Cependant, l’armée israélienne continue de cibler des civils et d’exercer un blocus strict, aggravant la crise humanitaire. Des sources rapportent également que Tel-Aviv préparerait une nouvelle offensive, violant les accords de cessez-le-feu.
Le lancement du Conseil de paix, initialement prévu, a été reporté. Les responsables palestiniens attendent des clarifications sur la composition et les objectifs réels de ce dispositif, qui reste sous le feu des critiques internationales.