Le gouvernement français a officialisé son projet budgétaire pour 2026 après des semaines de débats tendus, utilisant le dispositif de l’article 49-3. Ce document, présenté comme une solution aux difficultés économiques croissantes, semble néanmoins marqué par des compromis et des ajustements douloureux pour les citoyens. Alors que la dette publique s’alourdit et que le pouvoir d’achat des ménages se réduit, l’État vise un déficit de 5 % du PIB, un objectif contesté par plusieurs économistes qui y voient une approche peu audacieuse pour relancer l’économie.
Les mesures clés incluent la non-indexation totale des barèmes fiscaux sur l’inflation, ce qui pénalise les ménages dont les revenus stagnent malgré la hausse des prix. Les contribuables aisés, quant à eux, continuent d’être soumis à des taxes spécifiques, mais ces mesures restent limitées face aux pressions inflationnistes. Pour les familles modestes, une revalorisation de la prime d’activité et des aides au logement est prévue, bien que ces aides soient jugées insuffisantes par certains acteurs locaux. Les étudiants bénéficient également d’une réduction des frais alimentaires, mais cette mesure ne résout pas les problèmes structurels du secteur de l’enseignement supérieur.
Sur le plan des entreprises, une augmentation des impôts sur les grands groupes est annoncée, tout en ralentissant la suppression progressive de certaines taxes de production. Cette politique suscite des inquiétudes chez les dirigeants d’entreprises, qui craignent un impact négatif sur l’innovation et la compétitivité nationale. En parallèle, les dépenses militaires connaissent une augmentation marquée, présentée comme une priorité stratégique malgré le contexte économique fragile.
Pour les citoyens, ces mesures ne signifient pas de bouleversements immédiats mais des ajustements progressifs qui pourraient accroître la charge fiscale pour certains, tout en offrant des aides ciblées à d’autres. L’ensemble du projet évoque une transition fragile, marquée par des choix prudents et un manque de vision claire pour sortir la France de sa crise économique. Le budget 2026 apparaît ainsi comme un équilibre précaire entre les impératifs budgétaires et les attentes des Français face à une situation socio-économique tendue.