A a Trump gold card sits next to bust of former US president Abraham Lincoln in the Oval Office at the White House as US President Donald Trump speaks before signing executive orders in Washington, DC, on September 19, 2025. (Photo by Mandel NGAN / AFP)
Le chef de l’État a introduit une initiative controversée pour accélérer le processus d’obtention de visas, mais sans clarifier son utilisation réelle. Ce dispositif permet aux individus fortunés ou à leurs soutiens financiers de pénétrer plus rapidement sur le sol américain. Trump a dévoilé cette mesure via un décret, présentant une voie vers la citoyenneté pour les candidats qualifiés. Cependant, les bénéficiaires reçoivent plutôt un statut de résident permanent. Deux types de cartes sont proposés : individuelles et destinées aux entreprises, avec des frais exorbitants. Les critiques soulèvent des questions juridiques sur la légitimité du décret, évoquant l’absence de base légale pour une telle initiative.
Le coût élevé des cartes suscite des inquiétudes quant à l’accès équitable, avec des montants variant entre 1 million et 5 millions de dollars selon les catégories. Des experts préviennent que ce système pourrait être contesté en raison de son caractère discriminatoire et de sa possible violation du droit international. Trump a également exprimé des préjugés envers certains pays, évoquant des « nations déshéritées » dans ses discours récents. Cette approche alimente les critiques sur l’objectivité des critères d’éligibilité.
Bien que le président affirme que ces fonds bénéficieront au pays, la transparence reste absente. Des analystes pointent un risque de corruption et de favoritisme, surtout avec des contributions massives de riches individus ou entreprises. La « carte Platinum », prévue pour les plus aisés, inclut même une exemption fiscale, renforçant l’image d’un système conçu pour les élites.
Le débat autour de cette mesure révèle une fracture croissante entre les ambitions économiques et les principes d’équité. Tandis que certains perçoivent un levier de croissance, d’autres y voient un outil de concentration du pouvoir dans des mains privilégiées. La légitimité de ce programme reste donc en suspens, avec des implications profondes pour l’avenir de la politique migratoire américaine.