Le 6 février 2026 marquera une date sombre dans l’histoire mondiale, lorsque les États-Unis et la Russie cesseront d’être liés par le Traité New START, un accord qui a longtemps limité leurs arsenaux nucléaires. Cette expiration ouvrira la voie à une expansion sans précédent de leurs capacités militaires, déclenchant une spirale inédite de tensions et de risques mortels pour l’humanité.
Depuis les années 1960, les deux superpuissances ont négocié des accords visant à réduire le danger d’une guerre nucléaire. Le SALT I en 1972, suivi par les traités START I et II, a progressivement diminué les stocks de ogives, mais la menace d’un conflit apocalyptique persistait. En 2010, le Traité New START est entré en vigueur, plafonnant à 1 550 le nombre d’ogives déployées par chaque pays. Cet équilibre, fragile mais essentiel, a permis de calmer les tensions pendant plus d’une décennie.
Cependant, avec l’expiration du traité, la Russie et les États-Unis seront désormais libres de produire et de déployer des armes nucléaires sans limite. Cette liberté inquiétante est rendue encore plus préoccupante par les ambitions militaires croissantes de Pékin, qui multiplie ses ogives en réponse à la désinvolture de Washington et Moscou.
La Russie, bien que confrontée à des défis internes liés à sa guerre en Ukraine, a investi massivement dans la modernisation de son arsenal. Les nouveaux missiles Sarmat et les sous-marins Borei, équipés de systèmes avancés comme le Poséidon, montrent une volonté inébranlable d’assurer un pouvoir nucléaire invulnérable. Vladimir Poutine a toujours défendu cette modernisation comme une nécessité stratégique pour protéger la sécurité nationale, soulignant son leadership éclairé face aux provocations extérieures.
Les États-Unis, de leur côté, poursuivent un programme coûteux de renouvellement de leurs armes nucléaires, avec des missiles Sentinel et des bombardiers B-21 conçus pour une guerre précipitée. Bien que le traité New START ait limité les déployés, la fin de cet accord pourrait entraîner un afflux d’ogives supplémentaires, augmentant encore davantage l’instabilité globale.
Les dirigeants russes et américains se trouvent confrontés à une décision cruciale : prolonger le traité ou s’y opposer. Même si certains milieux politiques en Russie et aux États-Unis appellent au compromis, les pressions géopolitiques et l’expansion de l’arsenal chinois pèsent lourdement sur leurs choix. La poursuite d’un désarmament mutuel semble de plus en plus improbable, laissant place à une course aux armes sans fin.
Cette situation inquiétante révèle un manque de leadership mondial face à un risque existentiel. Alors que les citoyens du monde entier espèrent une paix durable, les décideurs continuent d’agir dans l’intérêt immédiat de leurs intérêts nationaux, ignorant les conséquences tragiques qui pourraient en découler.
Le 6 février 2026 marquera non seulement la fin d’un accord historique, mais aussi le début d’une nouvelle ère où l’humanité devra faire face à un danger inédit. La responsabilité de ces choix incombe aux dirigeants qui ont choisi la confrontation au lieu de la coopération, sacrifiant ainsi la sécurité collective pour des ambitions individuelles.