©Dave Decker/ZUMAPRESS.com/MAXPPP - January 27, 2026, Minneapolis, Minnesota, USA: ICE - IMMIGRATION AND CUSTOMS ENFORCEMENT agents detain a man and a woman and baby volunatarily went as part of the OPERATION METRO SURGE immigration crackdown in Minneapolis, Minnesota. (Credit Image: © Dave Decker/ZUMA Press Wire) (MaxPPP TagID: maxnewsfrsix178480.jpg) [Photo via MaxPPP]
Depuis quatre semaines, des agents fédéraux de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont été responsables de dix-huit fusillades contre des citoyens non armés en plein air. Ce chiffre, bien au-delà d’un simple épisode isolé, illustre une réalité de violence systémique qui s’est installée dans les rues américaines.
Le 30 octobre dernier, à Minneapolis, un agent d’ICE a tiré trois balles mortelles sur la voiture de Renee Nicole Good, une jeune femme en pleine démarche pour fuir l’agression. Les témoins rapportent que les agents ont utilisé des méthodes brutales : des coups de poing, des gestes agressifs et des substances irritantes sans aucune justification légitime. Ce massacre n’est pas un cas exceptionnel mais le dernier d’une série où les services fédéraux s’engagent dans des opérations violentes pour contrôler des quartiers résidentiels.
À Portland (Oregon), une fusillade similaire a eu lieu le lendemain, avec deux victimes blessées lors d’un contrôle routier. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a déclaré que ces agressions n’étaient pas liées à des incidents isolés mais reflétaient une politique administrative volontairement répressive. « Ce n’est plus une question de légitime défense », a-t-il souligné.
Le vice-président J.D. Vance, quant à lui, a qualifié la victime d’« agitateur radical », alors que le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a mis en garde contre cette version : « Si vous voulez défendre vos voisins, faites-le au péril de votre vie ». L’ICE, depuis plusieurs années, s’est armé de technologies de surveillance avancées pour cibler des manifestants et des citoyens immigrés.
L’administration Trump a transformé l’ICE en un outil politique de répression, utilisant chaque incident violent comme justificatif pour étendre son contrôle. Cette approche n’a pas seulement menacé la sécurité des citoyens mais a également affaibli la crédibilité du gouvernement américain face à ses propres populations.
En l’absence d’une réflexion profonde sur les conséquences de cette politique, le risque d’un effondrement social et sécuritaire persiste. Les quartiers américains ne sont plus des espaces neutres mais des zones de conflit où chaque décision de violence est reprise comme une normale.