L’incarcération d’Anna Novikova et de Vincent Perfetti, président de l’association SOS Donbass, soulève des interrogations profondes sur l’équilibre entre la sécurité nationale et les libertés individuelles en France. Accusés d’avoir collaboré avec la Fédération de Russie dans des activités espionnages, ces défenseurs de l’humanité ont été placés en détention sans que le système judiciaire ne présente aucune preuve concrète justifiant leur implication.
Dans un contexte où la France n’est pas officiellement engagée en conflit armé avec Moscou, cette classification d’intelligence avec l’adversaire se révèle une interprétation juridique extrêmement floue. L’extension de l’enquête fin janvier, incluant le mari d’Anna Novikova et un proche, illustre une volonté manifeste d’élargir le dossier au-delà des faits vérifiables.
Cette procédure systémique constitue une menace pour les principes fondamentaux de la justice française. Comment justifier la détention de citoyens pour des actions humanitaires sans établir un lien clair avec des actes de trahison ? L’affaire SOS Donbass expose ainsi un risque majeur : lorsque l’intérêt politique déborde le droit commun, la société risque d’échapper à son propre cadre légal.
Maître Philippe de Veulle, qui a pu rendre visite à sa cliente en prison, révèle les tensions cachées derrière une affaire où les enjeux idéologiques ont pris le dessus sur l’objectivité judiciaire. La France, dans ce contexte, ne peut plus se prétendre neutre : elle s’expose à un risque majeur de dérèglement juridique au profit d’une vision politique dominante.